La journée de solidarité a été instaurée par l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Cette journée a souvent lieu le lundi de la Pentecôte, soit le 20 mai pour l’année 2024.
La journée de solidarité en 2024 peut être effectuée un autre jour que le lundi de la Pentecôte.
Comprendre la Journée de Solidarité
La Journée de Solidarité incarne un équilibre entre le travail et le soutien aux personnes les plus vulnérables de la société. Concrètement, il s’agit d’une journée de 7 heures de travail additionnelle obligatoire. Durant cette journée, les travailleurs du secteur privé ne perçoivent pas de rémunération. De leur côté, les entreprises contribuent financièrement à la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA). La CNSA est une institution dédiée à l’amélioration de la qualité de vie des seniors et des individus en situation de handicap.
Combien d’heures pour la Journée de Solidarité 2024 ?
Pour un employé travaillant à temps plein, la journée de solidarité représente 7 heures de travail. Pour ceux en contrat à temps partiel, la durée de cette journée est ajustée proportionnellement à leurs heures de travail habituelles. Ainsi, un salarié qui travaille 18 heures par semaine devra effectuer 3,60 heures supplémentaires pour satisfaire à ses obligations.
Quelle est la date de la Journée de Solidarité 2024 ?
La législation française permet une certaine souplesse quant à la planification de cette journée. Les entreprises ont désormais la possibilité de choisir un autre jour férié que le lundi de la Pentecôte pour cet effort solidaire. L’employeur, sauf arrangement collectif spécifique, peut désormais positionner cette journée selon diverses options :
- Un jour férié traditionnellement chômé, à l’exception notable du 1er mai.
- Un jour de repos octroyé dans le cadre d’un accord de temps de travail, tel que prévu par l’article L. 3122-2 du Code du travail.
- Autres alternatives permettant de cumuler sept heures de travail en plus. Par exemple, en travaillant un samedi habituellement non ouvré. Le salarié peut aussi fractionner la journée de solidarité, ou bien supprimer un jour de RTT.
Cependant, il existe certaines limites dans le choix de la journée de solidarité. En effet, cette journée ne doit pas avoir lieu :
- Un 1er mai
- En suppression d’un jour de congé légal
- Un dimanche (donc la journée de solidarité ne peut pas avoir lieu le dimanche 14 juillet 2024)
- Le vendredi saint, à Noël ou à la Saint Étienne (26 décembre) en Alsace Moselle
Fractionnement de la Journée de Solidarité
La journée de solidarité peut être répartie de manière à ne pas constituer une journée entière de travail supplémentaire. Cette approche divise les 7 heures requises en segments plus courts, intégrés au temps de travail habituel sans compensation financière. Par exemple, un employeur peut étendre la journée de travail habituelle de ses salariés de 15 minutes quotidiennes supplémentaires, jusqu’à atteindre l’équivalent de 7 heures supplémentaires nécessaires pour la journée de solidarité.
Substitution d’un Jour de RTT
Une autre option est d’utiliser un jour de RTT comme substitution pour la journée de solidarité. Le salarié perdra donc un jour de RTT en échange de ne pas travailler lors de la journée de solidarité.
Le cas du jour de congé payé
À la date de la journée de solidarité, avec l’aval de son employeur, il est tout à fait permis au salarié de prendre un jour de congé payé. Cependant, il est formellement interdit pour l’entreprise de supprimer un jour de congé payé légal.
La Journée de Solidarité de 2024 est initialement prévue pour le lundi de Pentecôte le 20 mai, néanmoins elle peut être effectuée un autre jour. Cette journée représente un engagement communautaire envers les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Pour cela, chaque travailleur contribue par une journée de travail non rémunérée. D’autre part, chaque entreprise contribue par un don financier à la CNSA, pour améliorer le quotidien des plus vulnérables.





