Quels documents transmettre à l’inspection du travail en 2026 ?
Certaines situations obligent l’employeur à transmettre des documents ou des informations à l’inspection du travail. Ces obligations peuvent concerner une embauche particulière, un accident du travail, le fonctionnement du CSE, la durée du travail, la santé et la sécurité ou encore le détachement de salariés.
Il faut toutefois distinguer plusieurs situations. Certains documents sont adressés directement à l’agent de contrôle, d’autres sont déposés auprès de l’administration par téléservice, tandis que d’autres doivent seulement être tenus à sa disposition. De même, la lettre recommandée n’est pas le mode de transmission systématique.
Voici les principaux documents à transmettre à l’inspection du travail, avec les règles vérifiées au 25 août 2026.
Documents à transmettre, documents à disposition : quelle différence ?
L’inspection du travail dispose d’un droit de contrôle étendu. L’employeur doit donc être capable de lui présenter de nombreux documents relatifs aux salariés, au temps de travail, aux représentants du personnel ou à la santé et à la sécurité.
Mais tous ces documents ne font pas l’objet d’une transmission spontanée.
Il convient de distinguer :
- les documents ou informations que l’employeur doit transmettre directement à l’inspection du travail ;
- les formalités réalisées auprès de l’administration par un téléservice ou une plateforme dédiée ;
- les documents que l’entreprise doit simplement tenir à disposition en cas de contrôle ;
- les obligations d’information ou d’affichage destinées aux salariés.
Cette distinction est importante. Une entreprise peut parfaitement détenir un document obligatoire sans avoir à l’envoyer spontanément à l’inspecteur du travail.
Autre point : il n’existe pas de règle générale imposant une lettre recommandée avec accusé de réception pour toutes ces démarches. Certains textes exigent encore une lettre recommandée, mais beaucoup prévoient désormais un « moyen permettant de conférer date certaine » ou une téléprocédure.
L’infographie ci-dessous permet d’identifier rapidement les grandes familles de documents concernées. Certaines formulations du contenu d’origine doivent cependant être lues avec les précisions apportées dans cet article, notamment pour la première embauche, l’activité partielle, les accords collectifs et les groupements d’employeurs.

Quels documents transmettre à l’inspection du travail lors d’une embauche ?
La DPAE n’est pas transmise à l’inspection du travail
Une première distinction est essentielle.
Lorsqu’un employeur recrute un salarié, il effectue une déclaration préalable à l’embauche (DPAE). Cette déclaration n’est cependant pas adressée à l’inspection du travail. Elle est transmise à l’organisme de recouvrement compétent, notamment l’Urssaf pour le régime général ou la MSA pour le régime agricole.
Il ne faut donc pas présenter la « première embauche » comme créant, à elle seule, une déclaration spécifique auprès de l’inspection du travail.
Trois situations particulières donnent lieu à une déclaration préalable
En plus de la DPAE, l’article L. 1221-17 du Code du travail prévoit une déclaration préalable lorsque :
- un établissement qui a cessé d’employer du personnel pendant au moins six mois envisage d’en employer à nouveau ;
- un établissement employant du personnel change d’exploitant ;
- un établissement employant du personnel est transféré dans un autre emplacement, étendu ou transformé d’une manière entraînant une modification de ses activités industrielles ou commerciales.
Ces formalités concernent donc des événements particuliers touchant l’établissement et ne doivent pas être confondues avec la DPAE réalisée pour chaque recrutement.
Quels accidents du travail doivent être signalés à l’inspection du travail ?
Certaines situations d’accident entraînent une transmission spécifique en plus des formalités habituelles relatives aux accidents du travail.
Accident du travail mortel
Lorsqu’un accident du travail entraîne le décès d’un salarié, l’employeur doit informer l’agent de contrôle compétent immédiatement et au plus tard dans les 12 heures suivant le décès.
Lorsque l’employeur n’a connaissance du décès qu’après l’expiration de ce délai, les 12 heures courent à compter du moment où il en a connaissance.
La transmission doit être effectuée par un moyen permettant de lui conférer date certaine et comporter notamment l’identité de la victime, les circonstances de l’accident et, le cas échéant, les coordonnées des témoins.
Accident d’un salarié intérimaire
Lorsqu’un salarié temporaire est victime d’un accident dans l’entreprise utilisatrice, celle-ci supporte des obligations particulières d’information.
Pour le régime général, l’entreprise utilisatrice doit notamment communiquer l’accident à l’inspection du travail dans le délai prévu par le Code de la sécurité sociale, en parallèle de l’information de l’entreprise de travail temporaire et de l’organisme de prévention compétent.
Accident d’un salarié détaché en France
Un accident du travail concernant un salarié détaché en France peut également devoir être déclaré à l’inspection du travail du lieu où l’accident s’est produit.
Selon la situation de détachement, cette obligation incombe à l’employeur établi à l’étranger ou au donneur d’ordre ou maître d’ouvrage concerné. La réglementation prévoit une transmission dans les deux jours ouvrables selon les modalités prévues pour cette déclaration.
Ces transmissions spécifiques ne doivent pas être confondues avec les autres démarches liées à la reconnaissance et à l’indemnisation de l’accident.
Quels documents du CSE communiquer à l’inspection du travail ?
Plusieurs obligations concernent directement le fonctionnement du comité social et économique.
Le procès-verbal de carence
Lorsque le CSE n’a pas été mis en place ou renouvelé, l’employeur établit un procès-verbal de carence.
Ce procès-verbal doit notamment être transmis dans les 15 jours à l’agent de contrôle de l’inspection du travail, par un moyen permettant de conférer date certaine à l’envoi.
Il est donc plus précis de rattacher l’obligation à l’absence de mise en place ou de renouvellement du CSE plutôt que de la présenter uniquement comme une formalité « après le second tour ».
Le calendrier des réunions consacrées à la santé et à la sécurité
Dans le cadre applicable aux entreprises d’au moins 50 salariés, l’employeur informe chaque année l’inspection du travail du calendrier retenu pour les réunions du CSE consacrées aux sujets de santé, sécurité et conditions de travail.
Il doit ensuite confirmer par écrit la tenue de ces réunions au moins 15 jours à l’avance.
L’ordre du jour de certaines réunions du CSE
L’ordre du jour des réunions du CSE relevant de ces dispositions doit également être communiqué à l’agent de contrôle de l’inspection du travail ainsi qu’à l’agent des services de prévention des organismes de sécurité sociale, dans le délai prévu par le Code du travail.
Durée du travail : quelles informations transmettre à l’inspection du travail ?
Les obligations relatives au temps de travail sont nombreuses. Elles ne prennent pas toutes la même forme.
Mise en place ou modification d’un horaire collectif
Lorsqu’un horaire collectif est appliqué, une copie de cet horaire ainsi que de ses modifications doit être préalablement transmise à l’agent de contrôle de l’inspection du travail.
Cette règle est particulièrement importante lorsque l’entreprise modifie durablement l’organisation du temps de travail.
Activité partielle
L’activité partielle fait aujourd’hui l’objet d’une procédure administrative dédiée, notamment au moyen du service en ligne prévu à cet effet. Elle ne doit donc pas être présentée comme une simple déclaration d’horaire adressée par courrier à l’inspection du travail.
En revanche, lorsqu’elle conduit à modifier l’horaire collectif affiché dans l’entreprise, les règles relatives à la transmission de cet horaire et de ses modifications restent à prendre en compte.
Astreintes mises en place par décision de l’employeur
En l’absence d’accord collectif permettant leur mise en place, l’employeur peut déterminer l’organisation et les modalités des astreintes après avis du CSE, s’il existe, et après information de l’agent de contrôle de l’inspection du travail.
Dérogations à la durée du travail
La formulation « dérogation à la durée légale » mérite une précision.
Les 35 heures constituent la durée légale du travail, notamment pour le déclenchement des heures supplémentaires. Elles ne constituent pas une durée maximale dont tout dépassement nécessiterait l’autorisation de l’inspection du travail.
En revanche, certaines dérogations aux durées maximales de travail ou aux règles de repos sont encadrées et peuvent nécessiter une demande ou une information adressée à l’inspection du travail. Par exemple, une demande de dépassement de la durée maximale quotidienne doit être motivée et accompagnée des éléments exigés par le Code du travail.
Dérogation au repos quotidien pour travaux urgents
L’employeur peut, sous sa responsabilité, déroger au repos quotidien dans certaines situations de travaux urgents, notamment pour prévenir des accidents imminents, organiser des mesures de sauvetage ou réparer des dommages survenus aux installations.
L’inspection du travail doit alors être informée dans les conditions prévues par le Code du travail.
Affectation à deux équipes successives en travail continu
Dans certains établissements fonctionnant en continu, l’affectation d’un salarié à deux équipes successives est en principe interdite.
Une exception existe pour des raisons impérieuses de fonctionnement. Lorsque le travail de la seconde équipe prolonge de plus de deux heures celui de la première, les motifs doivent être communiqués à l’inspection du travail dans les 48 heures.
Récupération des heures perdues
Lorsqu’une interruption collective du travail donne lieu à récupération, l’agent de contrôle de l’inspection du travail doit être informé à l’avance de l’interruption et des modalités prévues pour récupérer les heures.
Lorsque l’interruption résulte d’un événement imprévu, l’information est communiquée immédiatement.
Suspension du repos hebdomadaire
Plusieurs exceptions permettent de suspendre le repos hebdomadaire dans des situations précisément prévues par la réglementation.
Pour certains travaux urgents, l’employeur doit notamment informer immédiatement l’inspection du travail et lui communiquer les renseignements exigés par le Code du travail.
Repos collectif fixé un autre jour que le dimanche
Lorsque le repos hebdomadaire n’est pas donné collectivement le dimanche à l’ensemble des salariés, les jours et heures de repos collectif ainsi que les modalités retenues doivent être communiqués à l’inspection du travail dans les conditions prévues par le Code.
Mise en place du travail à temps partiel sans représentants du personnel
À défaut d’accord collectif, des modalités particulières existent pour organiser le temps partiel.
Dans une entreprise dépourvue de représentants du personnel, la mise en place du travail à temps partiel à l’initiative de l’employeur ou à la demande des salariés donne lieu à une information de l’inspection du travail. Lorsque le CSE existe, son avis intervient selon les règles applicables et est notamment susceptible d’être communiqué à l’inspecteur dans les cas prévus.
Jeunes travailleurs : la déclaration avant certains travaux dangereux
Les jeunes travailleurs bénéficient d’une protection renforcée.
Certains travaux leur sont interdits, mais peuvent faire l’objet d’une dérogation lorsqu’ils sont nécessaires à leur formation professionnelle.
Avant d’affecter un jeune en formation à des travaux interdits susceptibles de dérogation, l’employeur ou le responsable de l’établissement de formation doit adresser à l’inspection du travail une déclaration de dérogation comportant les informations prévues par la réglementation.
Cette déclaration est adressée par un moyen permettant de conférer date certaine. Certaines modifications des informations déclarées doivent ensuite être signalées dans un délai de huit jours.
Chantiers, registre du personnel et contrôle de l’emploi
Ouverture de certains chantiers ou lieux de travail
L’employeur doit informer par écrit l’inspection du travail lorsqu’il ouvre un chantier ou un autre lieu de travail occupant au moins dix salariés pendant plus d’une semaine, dans les conditions prévues par l’article R. 8113-1 du Code du travail.
Cette obligation ne doit pas être confondue avec la déclaration préalable spécifique applicable à certaines opérations importantes de bâtiment ou de génie civil, qui répond à d’autres seuils.
Utilisation d’un support de substitution au registre unique du personnel
Lorsque l’employeur remplace le registre unique du personnel par un autre support conforme aux conditions réglementaires, l’avis du CSE relatif à ce dispositif fait partie des éléments transmis à l’inspection du travail.
Groupement d’employeurs : un point de vigilance depuis mai 2026
Le contenu initial indiquait que la constitution d’un groupement d’employeurs devait être portée à la connaissance de l’inspection du travail.
Cette question mérite désormais une attention particulière.
Depuis le 28 mai 2026, l’article L. 1253-6 du Code du travail a été modifié. Il ne contient plus la phrase selon laquelle le groupement informe l’inspection du travail lors de sa constitution. Il prévoit désormais uniquement, à ce niveau législatif, que la liste des membres du groupement est tenue en permanence à disposition de l’agent de contrôle au siège du groupement.
Toutefois, les articles réglementaires D. 1253-1 et suivants apparaissent toujours en vigueur et prévoient encore la transmission à l’inspection du travail, dans le mois suivant la constitution, d’informations sur le groupement, ses dirigeants, ses statuts, ses membres et la convention collective applicable.
Il existe donc, au 25 août 2026, une discordance entre la nouvelle rédaction de la partie législative et les dispositions réglementaires qui n’ont pas encore été mises en cohérence. Pour une constitution réalisée après cette réforme, il est prudent de vérifier la procédure auprès du service compétent de la DREETS plutôt que de présenter l’ancienne obligation comme une règle parfaitement stabilisée.
Accords collectifs et plans d’action : sont-ils envoyés à l’inspection du travail ?
Ici encore, la notion de « transmission à l’inspection du travail » doit être nuancée.
Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
Lorsqu’un accord relatif à l’égalité professionnelle est conclu, il relève des règles de dépôt des accords collectifs, notamment au moyen de TéléAccords.
À défaut d’accord, l’employeur soumis à cette obligation établit un plan d’action annuel dans les conditions prévues par le Code du travail. Il s’agit d’un dépôt auprès de l’autorité administrative et non d’un principe général imposant l’envoi systématique d’une copie par lettre recommandée à l’inspecteur du travail.
Prévention de certains facteurs de risques professionnels
Les accords ou plans d’action concernant la prévention de certains facteurs de risques suivent également une procédure de dépôt administratif.
Une transmission directe à l’inspection du travail peut en revanche intervenir dans certaines procédures de contrôle, notamment à la suite d’une mise en demeure.
La distinction est importante : dépôt auprès de l’administration et transmission directe à l’agent de contrôle ne sont pas nécessairement la même formalité.
Le règlement intérieur doit-il être transmis à l’inspection du travail ?
Oui.
Depuis la modification entrée en vigueur le 28 mai 2026, l’article L. 1321-4 prévoit toujours que le règlement intérieur, accompagné de l’avis du CSE, est communiqué à l’inspecteur du travail en même temps que sont accomplies les mesures de publicité.
La même règle s’applique lorsque des clauses du règlement intérieur sont modifiées ou retirées.
Santé et sécurité : quels documents transmettre ?
La santé et la sécurité au travail constituent l’un des domaines dans lesquels les obligations de transmission sont les plus nombreuses.
Consignes de sécurité incendie
Lorsque les règles relatives aux consignes de sécurité incendie sont applicables, la consigne est communiquée à l’inspection du travail.
Il faut distinguer cette communication des documents relatifs aux exercices et vérifications périodiques, qui peuvent relever d’une obligation de conservation et de mise à disposition.
Procédés susceptibles de provoquer des maladies professionnelles
L’employeur qui utilise des procédés de travail susceptibles de provoquer les maladies professionnelles visées par la réglementation doit effectuer une déclaration auprès de la caisse compétente et de l’inspection du travail.
Les dispositions réglementaires prévoient une déclaration préalable au commencement des travaux et précisent ses modalités de transmission.
Première utilisation d’agents biologiques pathogènes
La première utilisation d’agents biologiques pathogènes relevant du dispositif réglementaire doit faire l’objet d’une déclaration à l’inspection du travail au moins 30 jours avant le début des travaux.
La déclaration doit notamment préciser la nature des agents concernés et les informations prévues par le Code du travail.
Certains chantiers de bâtiment ou de génie civil
Une déclaration préalable spécifique est obligatoire pour les opérations de bâtiment ou de génie civil répondant à l’un des critères suivants :
- l’effectif prévisible dépasse 20 travailleurs à un moment quelconque et la durée des travaux dépasse 30 jours ouvrés ;
- le volume prévisible des travaux dépasse 500 hommes-jours.
Cette déclaration est notamment adressée à l’inspection du travail et aux organismes de prévention compétents. Le calendrier de transmission dépend notamment de l’existence ou non d’un permis de construire.
Cette formalité est différente de l’information concernant l’ouverture d’un lieu de travail occupant au moins dix salariés pendant plus d’une semaine évoquée précédemment.
Propositions du médecin du travail en présence d’un risque
Lorsque le médecin du travail constate la présence d’un risque pour la santé des travailleurs, il peut proposer par écrit des mesures visant à la préserver.
Ces écrits ainsi que la réponse de l’employeur sont transmis, selon le dispositif prévu par le Code du travail, au CSE, à l’agent de contrôle de l’inspection du travail, au médecin inspecteur du travail et aux organismes de prévention concernés.
Travailleurs étrangers et salariés détachés en France
Déclaration préalable de détachement
Une entreprise établie hors de France qui détache temporairement des salariés en France doit, sauf exception prévue par les textes, accomplir la déclaration préalable de détachement.
Cette démarche s’effectue aujourd’hui au moyen du téléservice SIPSI, avant le début du détachement. Il ne s’agit donc pas, dans le cas général, d’envoyer une déclaration sur papier à l’inspection du travail.
La déclaration est néanmoins destinée à l’administration du travail et permet le contrôle du détachement.
Hébergement collectif de travailleurs
Lorsqu’un employeur organise un hébergement collectif destiné à des travailleurs, une déclaration peut devoir être adressée à l’administration selon le régime spécifique prévu par la loi du 27 juin 1973.
La réglementation implique notamment l’autorité préfectorale et l’inspection du travail compétente pour le lieu où se trouvent les locaux.
Travail à domicile : la déclaration de travaux présentant des risques
Le travail à domicile dispose de règles particulières.
Lorsque l’employeur ou son préposé fait exécuter à domicile des travaux présentant certains risques déterminés par la réglementation, il doit mentionner la nature exacte de ces travaux dans la déclaration adressée à l’inspection du travail. Cette obligation figure à l’article R. 7424-1 du Code du travail.
Par ailleurs, le donneur d’ouvrage communique, à la demande de l’agent de contrôle, une déclaration lorsqu’il commence ou cesse de faire exécuter du travail à domicile.
Quels réflexes adopter en gestion de la paie et en RH ?
La transmission d’un document à l’inspection du travail n’entraîne pas nécessairement une modification du bulletin de paie. En revanche, l’événement qui déclenche la formalité peut avoir des conséquences directes en paie.
Quelques exemples :
| Situation | Formalité administrative | Point d’attention en paie |
| Accident du travail | Vérifier les déclarations et informations obligatoires | Arrêt de travail, indemnisation, maintien de salaire et traitement en DSN |
| Activité partielle | Procédure administrative spécifique | Heures chômées et indemnité d’activité partielle |
| Modification de l’horaire collectif | Transmission de l’horaire lorsque nécessaire | Vérifier les heures réellement travaillées et leur qualification |
| Dérogation ou récupération d’heures | Formalités variables selon la situation | Contrôler durée du travail, repos et éventuelles heures supplémentaires |
| Travail à temps partiel | Respect des formalités liées à sa mise en place | Vérifier durée contractuelle et heures complémentaires |
| Détachement d’un salarié en France | Déclaration SIPSI lorsque requise | Vérifier les règles françaises de rémunération applicables au détachement |
Pour le gestionnaire de paie, la bonne pratique consiste donc à ne pas traiter ces formalités comme un sujet exclusivement « juridique ».
Une modification d’organisation du travail, un accident ou une situation particulière de détachement doit entraîner une circulation de l’information entre les services RH, la paie, la direction et, lorsque nécessaire, le service de prévention.
Il est également utile de conserver la preuve de la transmission lorsqu’un texte impose une information à date certaine.
FAQ sur les documents à transmettre à l’inspection du travail
➡️ Faut-il envoyer la DPAE à l’inspection du travail ?
Non. La DPAE est adressée à l’organisme de recouvrement compétent, notamment l’Urssaf ou la MSA. Des déclarations spécifiques auprès de l’inspection existent toutefois dans certaines situations touchant l’établissement.
➡️ Peut-on envoyer tous les documents à l’inspection du travail par lettre recommandée ?
Non. Le mode de transmission dépend du texte applicable : certains prévoient un moyen conférant date certaine, d’autres une téléprocédure ou un dépôt administratif, et quelques-uns imposent encore une lettre recommandée.
➡️ Dans quel délai faut-il prévenir l’inspection après un accident du travail mortel ?
L’information doit être donnée immédiatement et au plus tard dans les 12 heures suivant le décès. Si l’employeur apprend le décès ultérieurement, le délai court à partir du moment où il en a connaissance.
➡️ Tous les accords collectifs doivent-ils être envoyés directement à l’inspecteur du travail ?
Non. Les accords collectifs sont principalement soumis à une procédure de dépôt administratif, notamment via TéléAccords. Une communication directe à l’inspection peut néanmoins être prévue dans certaines procédures particulières.
➡️ Le règlement intérieur doit-il toujours être communiqué à l’inspection du travail en 2026 ?
Oui. Depuis le 28 mai 2026, le texte et l’avis du CSE continuent d’être communiqués à l’inspecteur du travail en même temps que les mesures de publicité sont accomplies.
➡️ Un document tenu à disposition de l’inspection doit-il forcément lui être envoyé ?
Non. « Tenir à disposition » signifie que l’entreprise doit pouvoir présenter le document à l’agent de contrôle lorsqu’il le demande. Cela ne crée pas nécessairement une obligation de transmission spontanée.





