Les jours fériés 2026 en gestion de la paie se préparent en amont, car ils impactent directement le calendrier de paie, l’organisation du travail et la conformité en droit du travail.
Une mauvaise qualification d’un jour férié (chômé, travaillé, majoré, compensé) peut entraîner un trop-versé, un rappel de salaire, ou une contestation du salarié.
Cadre légal des jours fériés 2026
Le Code du travail reconnaît une liste de jours fériés légaux, mais n’impose pas que tous soient chômés. Le principe est que l’entreprise définit, par accord, usage ou organisation interne, les jours effectivement chômés, sous réserve des règles particulières du 1er mai et des dispositions conventionnelles.
Le 1er mai bénéficie d’un régime spécifique : il est en principe obligatoirement chômé. Lorsqu’il est travaillé dans une activité qui ne peut interrompre le service, la rémunération doit être doublée, car le salaire versé est complété par une indemnité équivalente.
Autre point essentiel en paie : les heures perdues en raison d’un jour férié chômé ne peuvent pas être “récupérées” sous forme d’heures supplémentaires imposées plus tard. Cette interdiction vise à éviter qu’un jour férié chômé soit neutralisé par une augmentation ultérieure du temps de travail.
Calendrier officiel des jours fériés 2026
Liste nationale des jours fériés 2026 (dates et jours de la semaine)
Le calendrier des jours fériés 2026 comprend 11 dates. Ce tableau sert de base au paramétrage paie et à l’anticipation des plannings, tout en rappelant que le fait qu’un jour soit “férié” ne signifie pas automatiquement qu’il est “chômé” dans l’entreprise.
| Jour férié 2026 | Date | Jour |
| Jour de l’An | 1er janvier 2026 | Jeudi |
| Lundi de Pâques | 6 avril 2026 | Lundi |
| Fête du Travail | 1er mai 2026 | Vendredi |
| Victoire 1945 | 8 mai 2026 | Vendredi |
| Ascension | 14 mai 2026 | Jeudi |
| Lundi de Pentecôte | 25 mai 2026 | Lundi |
| Fête nationale | 14 juillet 2026 | Mardi |
| Assomption | 15 août 2026 | Samedi |
| Toussaint | 1er novembre 2026 | Dimanche |
| Armistice 1918 | 11 novembre 2026 | Mercredi |
| Noël | 25 décembre 2026 | Vendredi |
Particularités régionales : Alsace-Moselle, DOM-TOM et collectivités d’outre-mer
En Alsace-Moselle, le droit local prévoit des jours fériés supplémentaires qui s’ajoutent au calendrier national. Le Vendredi Saint est férié dans certaines communes (notamment celles disposant d’un temple protestant ou d’une église mixte), et le 26 décembre (Saint-Étienne) est également férié. En 2026, cela correspond au vendredi 3 avril 2026 et au samedi 26 décembre 2026.
Dans les territoires d’outre-mer, il existe des jours fériés spécifiques, notamment liés à la commémoration de l’abolition de l’esclavage, dont la date varie selon le territoire. Pour la gestion de la paie, la vigilance consiste à distinguer les règles par établissement, car un salarié rattaché à un site en outre-mer n’a pas le même calendrier qu’un salarié rattaché à un site en métropole.
Jours fériés 2026 et conventions collectives
Règles par secteur d’activité : jours fériés supplémentaires et clauses spécifiques
En paie, la norme légale constitue un socle, mais la réalité opérationnelle dépend très souvent de la convention collective et des accords d’entreprise. Certains secteurs prévoient des jours fériés chômés garantis, des jours fériés supplémentaires, ou des conditions plus favorables de maintien de salaire, parfois sans condition d’ancienneté, parfois avec des règles spécifiques pour les équipes postées.
Cette variabilité impose de relier le calendrier des jours fériés 2026 à une lecture conventionnelle : une même date peut être chômée et payée dans une entreprise, mais travaillée sans majoration dans une autre, ou travaillée avec repos compensateur selon le texte applicable.
Clauses de récupération ou de majoration : comment les appliquer ?
La “récupération” doit être maniée avec prudence, car le droit du travail interdit de récupérer les heures perdues du fait d’un jour férié chômé. En revanche, la gestion d’un pont relève d’une logique différente, car il ne s’agit pas d’un jour férié : selon le cadre retenu, il peut être attribué comme congé, RTT, ou journée chômée avec organisation prévue par accord.
Concernant les majorations, la loi ne prévoit pas de supplément obligatoire pour les jours fériés travaillés, sauf pour le 1er mai. Les majorations et contreparties se trouvent donc principalement dans les conventions collectives, les accords d’entreprise et, parfois, les usages. En paie, l’application doit être cohérente entre planning, pointage et rubrique de paie, afin d’éviter les écarts entre heures réalisées et heures payées.
Gestion pratique des jours fériés 2026
Ponts et organisation du travail : comment anticiper ?
Un pont n’est pas automatique. Lorsqu’une entreprise décide de fermer ou d’accorder un repos, l’impact paie doit être anticipé pour éviter un traitement “au cas par cas” en fin de mois. Le plus sûr consiste à définir une règle stable : quelle absence saisir, quel compteur utiliser, et quel niveau de maintien appliquer.
L’anticipation des ponts est aussi une question de production de paie : plus la décision est tardive, plus la saisie des absences et des plannings devient source d’erreurs. Un calendrier interne aligné sur le calendrier des jours fériés 2026 réduit les corrections et facilite la communication aux salariés.
Jours fériés tombant un dimanche : compensation ou non ?
Lorsque le jour férié tombe un jour habituellement non travaillé, comme le dimanche pour beaucoup de salariés, il n’y a en principe ni compensation automatique ni repos “récupérable”. En 2026, la Toussaint (1er novembre) tombe un dimanche, ce qui crée souvent une attente de récupération chez certains salariés, alors que cela dépend essentiellement de la convention collective ou d’un usage plus favorable.
En paie, il faut distinguer deux situations : le salarié ne travaille pas habituellement ce jour-là, et l’événement n’a pas d’effet sur son temps de travail contractuel ; ou le salarié est planifié ce jour-là, et le traitement dépend alors des règles de travail dominical, des règles jour férié travaillé, et des majorations éventuelles prévues par la convention collective.
Gestion des jours fériés pendant un arrêt maladie ou un congé
Pendant les congés payés, un jour férié chômé dans l’entreprise n’a, en principe, pas vocation à être décompté comme jour de congé. À l’inverse, si le jour férié est habituellement travaillé dans l’entreprise, il s’intègre au décompte. En paie, cette distinction se traduit par des compteurs et des rubriques d’absence correctement paramétrés.
Pendant un arrêt maladie, la logique est différente car l’indemnisation passe par les IJSS et, selon les cas, le maintien employeur et la subrogation. Les règles de maintien et d’éventuelles garanties conventionnelles peuvent conduire à des écarts d’un secteur à l’autre. La bonne pratique consiste à appliquer strictement le schéma d’indemnisation prévu, sans “surajouter” un paiement au titre du jour férié, sauf texte conventionnel imposant un maintien plus favorable.





