Le smic à mi-temps correspond au salaire minimum légal pour un employé travaillant à mi-temps, c’est-à-dire environ 17,5 heures par semaine. Il s’agit de la moitié du temps plein de 35 heures.
Un salarié au smic à mi-temps perçoit donc un salaire proportionnel au SMIC mensuel, avec un montant brut mensuel de 933,51 € (pour 17h30 par semaine) et un montant net mensuel d’environ 738,97 € après déduction des cotisations sociales.
Qu’est-ce que le SMIC à mi-temps ? Définition et principe
Un mi-temps désigne un contrat de travail à 50 % du temps plein, soit la moitié de la durée légale de travail. Pour un emploi à 35 heures par semaine (temps plein standard) un mi-temps correspond à 17h30 de travail hebdomadaire.
En pratique, on parle de smic à mi-temps pour indiquer le salaire minimum qu’un employé perçoit en travaillant à mi-temps. Le SMIC horaire étant le même pour tous, quel que soit le temps de travail, l’employeur doit payer le salarié au moins au taux horaire du SMIC en vigueur pour chaque heure travaillée.
Cela signifie qu’un salarié à temps partiel bénéficie des mêmes droits qu’un salarié à temps plein en matière de salaire minimum. L’employeur ne peut pas rémunérer en dessous du SMIC horaire légal, même en cas de temps partiel.
L’article L3232-1 du Code du travail impose en effet une rémunération proportionnelle au SMIC pour les temps partiels : le salaire versé ne peut être inférieur au produit du SMIC horaire par le nombre d’heures travaillées.
Bon à savoir : En principe, la loi fixe une durée minimale de 24 heures par semaine pour un contrat à temps partiel. Travailler 17h30 par semaine, soit un mi-temps, est donc inférieur à ce minimum légal de 24h. Cependant, des dérogations existent, par exemple à la demande du salarié ou pour un mi-temps thérapeutique, permettant d’avoir un mi-temps en dessous de 24h. En pratique, de nombreux salariés peuvent occuper un mi-temps avec leur accord, ce qui est courant pour atteindre un 50 % temps plein. Le smic à mi-temps reste dans tous les cas calculé au prorata temporis du SMIC, conformément aux règles légales.
Montant du SMIC à mi-temps : salaire brut et net
Le montant du SMIC est revalorisé régulièrement, au minimum chaque 1ᵉʳ janvier, et en cours d’année si l’inflation dépasse 2 %. En 2026 et depuis le 1ᵉʳ juin 2026, le SMIC horaire brut en France métropolitaine est fixé à 12,31 €, soit environ 9,74 € net par heure. Sur la base d’un temps plein de 35 heures hebdomadaires, cela correspond à un SMIC mensuel brut de 1 867,02 €, pour un SMIC mensuel net d’environ 1 477,93 €.
Pour un smic à mi-temps, la rémunération mensuelle est environ deux fois plus faible, puisqu’elle est proportionnelle au temps de travail. Concrètement, un salarié à mi-temps, soit 17,5 h par semaine, percevra la moitié du SMIC mensuel.
Sur la base des chiffres actuels, cela représente 933,51 € brut par mois et environ 738,97 € net par mois. La part des cotisations salariales étant d’environ 20 à 22 % du salaire brut, le net à payer à mi-temps s’établit autour de 730 à 750 € mensuels dans la plupart des cas.
Ces montants du smic à mi-temps permettent d’assurer au salarié à temps partiel la garantie d’un revenu proportionnel au minimum légal, comme prévu par la loi.
Pour mieux illustrer, voici un tableau comparant le SMIC mensuel d’un temps plein et celui d’un mi-temps, soit 17,5h.
| Durée de travail hebdomadaire | Salaire mensuel brut | Salaire mensuel net approx. | Salaire annuel brut | Salaire annuel net approx. |
| Temps plein, 35h/semaine | 1 867,02 € | ~1 477,93 € | 22 404,24 € | ~17 735,16 € |
| Mi-temps, 17,5h/semaine | 933,51 € | ~738,97 € | 11 202,12 € | ~8 867,64 € |
Tableau : comparaison du SMIC mensuel temps plein vs mi-temps, chiffres juin 2026
Comment calculer le SMIC à mi-temps ?
Le calcul du smic à mi-temps est relativement simple. Il consiste à appliquer le taux horaire du SMIC au nombre d’heures travaillées par le salarié à temps partiel.
En formule, cela revient à :
Salaire mensuel brut = SMIC horaire brut × (nombre d’heures hebdomadaires × 52 semaines) ÷ 12 mois
Cette formule permet de proratiser le salaire sur une base mensuelle, en tenant compte d’une année de 52 semaines réparties sur 12 mois. Pour un mi-temps de 17,5 h par semaine, on peut effectuer le calcul suivant :
- SMIC horaire brut = 12,31 € (valeur au 1ᵉʳ juin 2026) ;
- Heures travaillées par semaine = 17,5 h ;
- Calcul : 12,31 € × (17,5 h × 52 semaines) ÷ 12 mois = 933,51 € brut par mois.
Ce résultat correspond bien à la moitié du SMIC mensuel brut à temps plein, soit 1 867,02 €, ce qui est cohérent avec le fait qu’un mi-temps représente 50 % du temps complet.
De la même manière, on peut calculer un smic à temps partiel pour n’importe quelle durée hebdomadaire. Par exemple, pour 28 h par semaine (80 % d’un temps plein), on obtient : 12,31 € × (28 × 52) ÷ 12 = 1 493,61 € brut par mois.
Une fois le salaire brut calculé, on peut estimer le salaire net en retranchant les cotisations salariales, environ 20 à 22 % du brut selon le profil. Par exemple, notre salaire brut de 933,51 € donne un net mensuel d’environ 739 €, ce qui correspond au montant indiqué plus haut. On peut également effectuer le calcul directement avec le SMIC horaire net, environ 9,74 €. Ainsi : 9,74 € × 17,5 × 52 ÷ 12 ≈ 739 € net. Ainsi, la méthode de calcul du smic à mi-temps est transparente : il suffit de proportionner le SMIC plein aux heures réellement travaillées.
Contrat à mi-temps : obligations légales et heures complémentaires
Travailler au smic à mi-temps implique de respecter les mêmes règles légales que pour tout temps partiel, avec quelques spécificités à connaître. D’une part, comme évoqué, l’employeur a l’obligation de rémunérer au minimum au SMIC horaire toutes les heures effectuées par un salarié, même s’il est à temps partiel. Selon l’article R3233-1 du Code du Travail, verser un salaire inférieur au SMIC est illégal et passible d’une amende de 1 500 € par salarié concerné (contravention de 5ᵉ classe). Si le SMIC est revalorisé en cours de contrat, l’entreprise doit revaloriser le salaire du salarié à mi-temps en conséquence, afin qu’il reste au moins égal au nouveau SMIC.
D’autre part, le contrat de travail à temps partiel doit être formalisé par écrit et préciser la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail convenue (par exemple 17h30 par semaine pour un mi-temps). Il doit également indiquer la répartition des horaires (jours travaillés) et les limites dans lesquelles peuvent être accomplies d’éventuelles heures complémentaires. En effet, un salarié à mi-temps peut être amené, avec son accord ou à la demande de l’employeur, à effectuer des heures complémentaires, c’est-à-dire des heures au-delà de la durée prévue dans son contrat, sans dépasser la durée légale du travail. Par exemple, un salarié à mi-temps (17,5h) pourrait faire quelques heures en plus dans la limite autorisée, sans toutefois atteindre ou dépasser 35h.
La loi encadre strictement ces heures complémentaires pour protéger le salarié à temps partiel. Sauf accord spécifique plus favorable, le nombre d’heures complémentaires ne peut excéder 10 % de la durée contractuelle (par exemple, pour un contrat de 17,5h, maximum ~1,75 h en plus par semaine). Une convention collective peut porter ce plafond à 33 % du temps contractuel tout au plus. De plus, chaque heure complémentaire effectuée donne lieu à une majoration de salaire :
- +10 % pour les heures complémentaires accomplies dans la limite de 1/10ᵉ de la durée prévue au contrat ;
- +25 % pour les heures accomplies au-delà du premier 1/10ᵉ (entre 10 % et 33 % du temps contractuel, maximum).
Concrètement, pour un contrat de mi-temps (17,5h/sem), les 1,75 premières heures complémentaires mensuelles sont payées à 110 % du taux horaire normal, et les suivantes (jusqu’à ~5,8h/mois si autorisé par convention) à 125 % du taux horaire. Ces majorations s’appliquent sur le salaire brut et visent à compenser la flexibilité demandée au salarié. Par ailleurs, le salarié peut refuser d’effectuer des heures complémentaires dans certains cas (prévenance de moins de 3 jours, dépassement des limites fixées…) sans que ce refus ne constitue une faute.
Enfin, rappelons qu’un salarié à mi-temps bénéficie des mêmes droits que les salariés à temps plein, hormis ceux calculés au prorata du temps de travail. Par exemple, l’ancienneté, les congés payés, le droit à la formation, etc., s’acquièrent de la même manière, simplement les rémunérations ou indemnisations liées seront proportionnelles à la durée travaillée. De plus, un salarié au smic à mi-temps peut, sous conditions de ressources, prétendre à la Prime d’activité (complément de revenu versé par la CAF) comme tout travailleur modeste. En effet, la Prime d’activité est ouverte aux actifs gagnant jusqu’à environ 1,3 fois le SMIC ; un demi-SMIC étant bien en deçà de ce seuil, le salarié à mi-temps pourra généralement en bénéficier, ce qui augmentera son revenu disponible.
FAQ sur le smic à mi-temps
► Le salaire au SMIC à mi-temps est-il mensualisé ?
Oui, le salaire est généralement mensualisé, même si le salarié ne travaille pas le même nombre d’heures chaque mois. Cela permet de percevoir une rémunération stable, calculée sur une moyenne annuelle.
► Le SMIC à mi-temps est-il le même si l’on travaille 2 jours ou 5 demi-journées ?
Oui, si le nombre total d’heures travaillées est identique. Ce n’est pas la répartition des horaires qui compte, mais le volume d’heures prévu au contrat.
► Un salarié au SMIC à mi-temps a-t-il droit aux congés payés ?
Oui, un salarié à mi-temps bénéficie des mêmes droits aux congés payés qu’un salarié à temps plein. En revanche, l’indemnité de congés payés est calculée en fonction de son salaire à temps partiel.
► Peut-on cumuler deux emplois au SMIC à mi-temps ?
Oui, il est possible de cumuler deux emplois à mi-temps, à condition de respecter les durées maximales de travail. Le salarié doit aussi vérifier les éventuelles clauses d’exclusivité ou obligations de loyauté prévues dans son contrat.
► Le SMIC à mi-temps compte-t-il pour la retraite ?
Oui, les revenus perçus au SMIC à mi-temps permettent de cotiser pour la retraite. Toutefois, le nombre de trimestres validés dépend du salaire soumis à cotisations sur l’année.
► Un salarié à mi-temps a-t-il droit à la mutuelle d’entreprise ?
Oui, un salarié à mi-temps peut bénéficier de la mutuelle obligatoire de l’entreprise, comme les autres salariés. Des cas de dispense peuvent toutefois exister selon la situation du salarié ou le régime mis en place.
► Le SMIC à mi-temps augmente-t-il automatiquement quand le SMIC est revalorisé ?
Oui, si le salarié est payé au minimum légal, son salaire doit être ajusté dès l’entrée en vigueur du nouveau SMIC. L’employeur ne peut pas maintenir un ancien taux horaire inférieur au SMIC revalorisé.
► Les heures de nuit, du dimanche ou des jours fériés changent-elles le montant du SMIC à mi-temps ?
Le SMIC reste le salaire horaire minimum de base. En revanche, certaines conventions collectives peuvent prévoir des majorations pour le travail de nuit, le dimanche ou les jours fériés.
► Un salarié au SMIC à mi-temps peut-il demander à passer à temps plein ?
Oui, un salarié à temps partiel peut demander à passer à temps plein. Il peut même bénéficier d’une priorité d’accès si un poste équivalent à temps plein se libère dans l’entreprise.
► Le prélèvement à la source s’applique-t-il au SMIC à mi-temps ?
Oui, le prélèvement à la source peut s’appliquer, même avec un salaire à mi-temps. Toutefois, avec un revenu proche de 739 € net par mois, le taux d’imposition est souvent nul ou très faible selon la situation fiscale du foyer.





