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Les réintégration fiscale et sociale en paie consiste à soumettre soit à l’impôt sur le revenu soit aux charges sociales certaines cotisations et notamment les cotisations de retraite supplémentaire et les cotisations de prévoyance complémentaire.

La réintégration sociale : définition et exemple

La réintégration sociale consiste à soumettre aux charges sociales certaines cotisations lorsque ces dernières dépassent des limites d’exonération.

Concrètement, sur le bulletin de paie, la valeur de la réintégration sociale est ajoutée au salaire brut pour le calcul des cotisations sociales.

Voici un exemple :

Libellé

Base 

Taux 

Montant

Base 

Taux 

Montant 

Salaire de base 

10 837,50

Réintégration sociale

78,38

Salaire Brut

10 837,50

Brut Avec RS

10 915,88

Plafond SS

3 428,00

Tranche A

3 428,00

Tranche B

7 487,88

Maladie – maternité – invalidité – décès

10 915,88

7,0000

764,11

Contribution Solidarité Autonomie

10 915,88

0,3000

32,75

Vieillesse déplafonnée

10 915,88

0,4

43,66

10 915,88

1,9000

207,40

Les cotisations sociales sont calculées en intégrant dans le salaire brut la réintégration sociale, mais le salaire brut ne change pas.

La réintégration fiscale : définition 

La réintégration fiscale consiste à soumettre à l’impôt sur le revenu la valeur des cotisations qui dépassent leur seuil d’exonération fiscale. En sachant que la part patronale des frais de santé est automatiquement réintégrée fiscalement.

Réintégration des cotisations de retraite supplémentaire et de la prévoyance complémentaire

Les cotisations de retraite supplémentaire et de prévoyance complémentaire sont prélevées sur le bulletin de paie.

Ces cotisations peuvent être des cotisations sociales salariales ou des cotisations patronales voire les deux.

Cas d’une répartition des cotisations sociales entre l’employeur et le salarié

Libellé

Cotisations salariales

Cotisations patronales

Prévoyance complémentaire

17€

17€

Retraite supplémentaire

30€

35€

Cas où les cotisations sont exclusivement patronales

Libellé

Cotisations salariales

Cotisations patronales

Prévoyance complémentaire

40€

Retraite supplémentaire

60€

Réintégration fiscale et réintégration sociale : cas de la retraite supplémentaire

Voici un bref rappel du fonctionnement du système de retraite.

En France, vous avez :

  • La retraite de la sécurité sociale (branche vieillesse) : cotisation vieillesse plafonnée et la cotisation vieillesse déplafonné
  • La retraite complémentaire obligatoire gérée par des caisses de retraite complémentaire (AG2R, Malakoff, B2V,..) : cotisation Retraite T1, Retraite T2, Contribution d’équilibre générale,…
  • La retraite supplémentaire facultative, c’est l’entreprise qui choisit de souscrire un contrat de retraite supplémentaire.

En termes de régime social, la retraite supplémentaire n’a rien à voir avec la retraite complémentaire, il y a des règles de réintégration sociale et fiscale à respecter.

Réintégration fiscale de la retraite supplémentaire

Concernant la réintégration fiscale de la retraite complémentaire, les cotisations salariales et patronales de retraite supplémentaire sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite de 8% de la rémunération annuelle brute dans la limite de 8 fois le montant du plafond annuel de la sécurité sociale.

Réintégration sociale de la retraite supplémentaire

Une partie des cotisations patronales de cotisation de retraite supplémentaire doit être soumise aux cotisations sociales. Attention ne sont traités ici que les cas où la retraite supplémentaire a été mise en place dans le cadre d’un régime collectif et obligatoire. C’est-à-dire, le cas où la retraite supplémentaire est avec affiliation obligatoire pour tous les salariés de l’entreprise.

Ne sont pas soumises à la réintégration sociale les contributions patronales finançant des régimes de retraite supplémentaire n’excédant pas la valeur la plus élevée : entre 5% du montant annuel du plafond de la Sécurité Sociale et 5% de la rémunération brute soumise à cotisations de la Sécurité Sociale, retenue dans la limite de 5 fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale

Réintégration fiscale des cotisations de prévoyance complémentaire

Pour rappel, les cotisations patronales de frais de santé appelées également part patronale de mutuelle sont réintégrées fiscalement dès le 1er euro.

Concernant les cotisations patronales et salariales de prévoyance complémentaire : elles sont exonérées du prélèvement de l’impôt sur le revenu dans les limites suivantes :

5% du montant annuel PSS + 2% de la rémunération annuelle brute du salarié. Le total obtenu ne peut pas dépasser 2% de 8 fois le montant annuel PSS (art.83,1°quater du CGI).

Réintégration sociale des cotisations de prévoyance complémentaire

Les cotisations patronales de prévoyance complémentaire (hors frais de santé) et les cotisations patronales de retraite supplémentaire sont exonérées de cotisations sociales.

Par exemple : dans le cas où la cotisation patronale est de 40€, elle ne s’ajoute pas au brut pour calculer des charges.

La réintégration sociale des cotisations de prévoyance s’applique lorsque la limite d’exonération sociale est franchie :

6% du plafond de la Sécurité Sociale et 1,5% de la rémunération brute soumise aux cotisations de la Sécurité Sociale. Le total ne peut excéder 12% du montant du plafond de la Sécurité Sociale.

Pour aller plus loin et apprendre la paie facilement regardez cette vidéo : https://anthony.systeme.io/55870e8f

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