Je Suis Anthony Roca !
J'aide les personnes comme vous à maîtriser la paie. Si vous souhaitez recevoir des astuces et des conseils exclusifs, vous êtes au bon endroit.
Cliquez ici pour obtenir votre accès à ma Bibliothèque de RessourcesJe respecte votre vie privée et ne partagerai jamais vos informations.
Je Suis Anthony Roca !
Votre fidélité ne passe pas inaperçue. Prêt(e) pour de nouvelles découvertes dans l'univers de la paie ?
Cliquez ici pour obtenir votre accès à ma Bibliothèque de RessourcesJe respecte votre vie privée et ne partagerai jamais vos informations.
Le Code du travail ne prévoit aucun congé ni aucune autorisation d’absence spécifique pour le jour de la rentrée scolaire.
Contrairement à d’autres événements familiaux (mariage du salarié ou de son enfant, PACS, naissance, décès d’un proche, etc.) qui donnent droit à des jours de congés pour événements familiaux, la rentrée des classes ne figure pas dans la liste des congés exceptionnels prévus par la loi.
En conséquence, aucune obligation légale n’impose à l’employeur d’accorder un retard ou une absence le jour de la rentrée scolaire. À défaut de dispositions particulières, cette journée est donc assimilée à une journée de travail ordinaire.
Toutefois, la situation peut varier en fonction des accords collectifs, des conventions ou des usages propres à l’entreprise ou à la branche professionnelle. Certains employeurs et conventions collectives prévoient en effet des aménagements spécifiques. Il est donc nécessaire de vérifier les dispositions applicables dans la convention collective, l’accord d’entreprise ou les pratiques internes.
| Situation | Code du travail | Conventions collectives (exemples) | Solutions possibles (si aucun droit) |
|---|---|---|---|
| Jour de rentrée scolaire | Aucun droit légal spécifique (pas de congé/autorisation d’absence). | Selon CCN : 2 h, ½ journée ou 1 journée (ex. Coiffure : 3 h ; Assurances : 1 j pour < 7 ans ; Propreté : 1 j pour première rentrée ; accords métallurgie régionaux : 2 h). | Poser CP/RTT, aménagement ponctuel d’horaires (arrivée retardée avec rattrapage), télétravail, absence autorisée non rémunérée. |
| Première rentrée (maternelle/CP) | Pas de disposition légale spécifique. | Souvent prévue (1 j ou quelques heures) pour la première rentrée selon CCN/accord d’entreprise. | Demande anticipée d’autorisation exceptionnelle, ½ journée de CP/RTT le matin, télétravail si prévu. |
| Enfants scolarisés (primaire, collège, lycée) | Pas de disposition légale. | Certains textes limitent l’avantage à un âge (ex. < 7 ans, < 13 ans) ou à la première rentrée. | Arrivée décalée, départ anticipé avec rattrapage, CP/RTT, télétravail ponctuel. |
| Absence sans autorisation | Absence/retard injustifié possible, retenue sur salaire et sanction disciplinaire. | — | Formaliser une demande préalable et choisir un cadre (CP/RTT/aménagement/télétravail) pour éviter l’irrégularité. |
Pas de droit automatique d’absence pour la rentrée scolaire
Le Code du travail n’accorde aucun congé ni autorisation d’absence spécifique pour le jour de la rentrée scolaire. Contrairement à d’autres événements familiaux (mariage du salarié ou de son enfant, PACS, naissance, décès d’un proche, etc.) qui donnent droit à des jours de congé pour événements familiaux, la rentrée des classes ne figure pas dans la liste légale des congés exceptionnels.
Autrement dit, aucune obligation légale n’impose à l’employeur d’autoriser un salarié à arriver en retard ou à s’absenter pour accompagner un enfant à l’école ce jour-là. En l’absence de disposition particulière, le jour de la rentrée scolaire demeure donc un jour de travail ordinaire du point de vue du droit.
Néanmoins, certaines dispositions conventionnelles ou usages d’entreprise peuvent exister pour ce moment particulier. En effet, certains employeurs ou conventions collectives accordent des aménagements spécifiques le jour de la rentrée scolaire. Il est donc essentiel de vérifier ce que prévoit la convention collective applicable, ainsi que tout accord d’entreprise ou usage interne en vigueur.
Ce que prévoient certaines conventions collectives
Bien que la loi n’accorde rien de spécifique, plusieurs conventions collectives (CCN) ont négocié des autorisations d’absence pour la rentrée scolaire afin de faciliter la vie des salariés parents. Les conditions et la durée varient selon les secteurs : âge de l’enfant concerné, niveau scolaire (première rentrée, entrée en primaire…), éventuelle ancienneté du salarié, etc. Voici quelques exemples de CCN accordant un droit d’absence le jour de la rentrée :
- Coiffure : autorise 3 heures d’absence sans réduction de salaire pour les salariés ayant des enfants scolarisés de 13 ans ou moins.
- Propreté (entreprises de nettoyage) : accorde 1 journée d’absence rémunérée au père ou à la mère lors de la première rentrée à l’école de son enfant.
- Sociétés d’assurances : prévoient 1 journée par an pour la rentrée scolaire, pour un ou plusieurs enfants de moins de 7 ans, sans perte de salaire.
- Confiserie, chocolaterie, biscuiterie (détail et fabrication) : prévoit ½ journée d’absence autorisée (généralement rémunérée) le jour de la rentrée scolaire.
- Publicité : offre la possibilité d’une demi-journée d’absence sur demande pour la rentrée des enfants, selon des modalités à convenir avec l’employeur.
- Métallurgie: certains anciens accords régionaux (par exemple celui du Doubs) prévoyaient 2 heures d’absence rémunérées pour accompagner un enfant lors de sa première rentrée en maternelle, en CP ou en 6e.
- Autres secteurs : certaines CCN (esthétique, journalisme de radiodiffusion, assistance, etc.) prévoient également des aménagements d’horaires exceptionnels le jour de la rentrée (par exemple, arrivée retardée ou départ anticipé autorisé).
À l’inverse, de nombreuses conventions collectives ne prévoient aucune mesure spécifique. Par exemple, le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) n’accorde aucun droit d’absence pour la rentrée scolaire. Il ne faut jamais présumer qu’un tel droit existe : il est indispensable de consulter la convention collective (ou l’accord d’entreprise) pour en avoir le cœur net. En cas de doute, il est recommandé de se rapprocher du service des ressources humaines ou de l’employeur.
Si une convention collective (ou un accord interne) prévoit une autorisation d’absence pour la rentrée, l’employeur est tenu de la respecter et de permettre au salarié de s’absenter selon les modalités fixées. Il ne peut pas la refuser ni sanctionner le fait d’en bénéficier.
Attention toutefois : même lorsqu’un droit existe, il est généralement conditionné à une démarche préalable. En pratique, le salarié doit en général prévenir l’employeur à l’avance et éventuellement fournir un justificatif (par exemple, une attestation de l’école) afin de bénéficier de l’autorisation dans les règles. Il est donc important de bien s’informer en amont et de suivre la procédure prévue, afin d’éviter tout malentendu.
Aucune disposition prévue ? Quelles solutions pour accompagner un enfant ?
Si aucun texte ne prévoit d’absence pour la rentrée, tout dépendra de la bonne volonté de l’employeur. En pratique, de nombreux employeurs font preuve de souplesse ce jour-là. Il n’est pas rare que les managers acceptent qu’un salarié parent arrive un peu plus tard le matin de la rentrée, à condition d’en être informés en amont. Dans certaines entreprises, un usage tolère même quelques heures d’absence sans compensation, la direction étant consciente de l’importance familiale de l’événement.
Cependant, cette tolérance reste informelle et n’est pas un droit opposable. Chaque employeur est libre d’organiser le travail selon les nécessités du service. Faute de disposition particulière, le salarié demeure tenu de respecter son horaire habituel… sauf accord contraire convenu avec l’employeur.
Si l’entreprise n’offre aucune autorisation spécifique, plusieurs solutions pratiques peuvent être envisagées, à négocier avec l’employeur :
- Poser un congé payé ou un RTT : C’est la solution la plus directe pour être disponible le jour J. Si le salarié dispose de jours de congés payés ou de réduction du temps de travail (RTT), il peut en poser un (ou une demi-journée) à la date de la rentrée scolaire. Cette demande doit suivre les règles habituelles (notamment être formulée suffisamment en amont, l’employeur pouvant la refuser ou négocier les dates en fonction des besoins du service). L’avantage est que le congé ou le RTT sera rémunéré normalement.
- Demander un aménagement d’horaires : Si le besoin se limite à quelques heures le matin, un décalage ponctuel d’horaires peut être envisagé. De nombreux employeurs acceptent qu’un salarié commence plus tard ou parte plus tôt, à condition que les heures soient rattrapées ultérieurement. Par exemple, arriver exceptionnellement à 10h au lieu de 8h et prolonger sa journée d’autant, ou récupérer ce temps un autre jour. Cet arrangement ponctuel, accordé avec l’aval du manager, permet de concilier travail et vie de famille sans poser de congé.
- Utiliser une journée de télétravail : Si le poste le permet et que l’entreprise pratique le télétravail, travailler à domicile le jour de la rentrée est une option efficace. Le télétravail évite le trajet domicile-travail et facilite l’accompagnement de l’enfant à l’école (par exemple, déposer l’enfant à 8h30 puis se connecter à 9h). Cette modalité offre une certaine flexibilité d’organisation, par exemple pour rattraper un petit retard en fin de journée. Bien sûr, elle doit être prévue par l’accord de télétravail ou acceptée ponctuellement par l’employeur. De plus en plus d’entreprises se montrent favorables à ce type d’aménagement, conscientes qu’un télétravail exceptionnel lors de la rentrée renforce la confiance et la fidélisation des salariés parents.
- Demander une absence exceptionnelle non rémunérée : En dernier recours, le salarié peut solliciter une autorisation d’absence sans solde. Il s’agit de convenir avec l’employeur de ne pas travailler pendant quelques heures (ou la journée) sans rémunération. Cette solution ne coûte rien à l’entreprise mais nécessite son accord préalable. Certaines sociétés acceptent facilement une courte absence non rémunérée pour la rentrée scolaire. Attention : si l’employeur refuse, s’absenter malgré tout constituerait une absence injustifiée (voir plus loin).
- Utiliser des heures de récupération ou un compte épargne-temps : Le cas échéant, un salarié peut mobiliser des dispositifs comme des heures supplémentaires récupérées ou un compte épargne-temps (CET). Par exemple, des heures de travail accumulées peuvent être utilisées pour arriver plus tard le jour J ou partir plus tôt, selon les règles internes. De même, si un CET est disponible, il peut permettre de « financer » ce temps d’absence. Là encore, tout dépend des règles en vigueur et de l’accord de la hiérarchie.
Tableau récapitulatif – Congé ou pas congé le jour de la rentrée scolaire :
| Option | Conditions (si accord de l’employeur) | Rémunération |
| Congé payé (CP) | Nécessite de poser un jour ou ½ jour de CP (demande anticipée) | Oui (congé payé : salaire maintenu) |
| Jour de RTT | RTT disponible à poser (journée ou ½ journée) | Oui (jour de repos payé) |
| Aménagement d’horaires | Arriver plus tard ou partir plus tôt (avec rattrapage des heures) | Oui (salaire maintenu si les heures sont rattrapées) |
| Télétravail ponctuel | Possible si le télétravail est autorisé ce jour-là | Oui (journée de travail normale rémunérée) |
| Absence exceptionnelle non payée | Soumise à l’autorisation de l’employeur (absence sans solde) | Non (temps non rémunéré) |
| Droit conventionnel spécifique | Applicable seulement si prévu par une CCN ou un accord (ex : 3h ou 1j) | Oui (maintien de salaire selon les dispositions) |
En l’absence de toute solution prévue, l’employeur n’a aucune obligation d’accepter l’absence. Il peut la refuser, ou n’accorder qu’une facilité partielle (par exemple, seulement une heure d’absence au lieu d’une matinée). L’employeur est également en droit de ne pas rémunérer les heures non travaillées si elles ne sont couvertes par aucun congé ni dispositif particulier. Cela étant, faire preuve de flexibilité présente aussi un intérêt pour l’entreprise. Un manque total de compréhension face à ce besoin ponctuel peut engendrer frustration et démotivation. Aujourd’hui, de nombreux salariés attachent de l’importance à la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. D’après un sondage récent, 82 % des salariés parents se disent prêts à changer d’employeur pour bénéficier de plus de mesures en faveur de la parentalité (horaires aménageables, congés exceptionnels, etc.). En d’autres termes, les entreprises ont tout à gagner à montrer un minimum de souplesse, au risque sinon de voir partir certains talents.
Accompagner son enfant selon son âge : maternelle, primaire, collège…
Chaque famille vit la rentrée scolaire différemment en fonction de l’âge de l’enfant et de l’étape éducative franchie. Voici quelques cas de figure illustrant les besoins et pratiques courantes, du premier jour de maternelle à la rentrée au collège, présentés de manière neutre.
Première rentrée en maternelle (petite section)
C’est probablement la rentrée la plus marquante pour l’enfant et ses parents. Vers 3 ans, l’élève découvre l’école pour la première fois, souvent avec une certaine angoisse de séparation. De nombreux parents souhaitent être présents toute la matinée pour rassurer leur petit (d’autant que l’intégration se fait parfois progressivement sur une demi-journée). Les employeurs sont en général conscients de l’importance de cette première rentrée et plus enclins à accorder du temps.
En l’absence d’autorisation spécifique, il est souvent conseillé de prendre une demi-journée de congé (la matinée) ou de négocier une arrivée plus tardive ce jour-là. D’ailleurs, plusieurs conventions collectives réservent leurs autorisations d’absence aux premières rentrées des jeunes enfants (par exemple, la convention Propreté accorde une journée pour la toute première entrée à l’école).
Entrée en CP ou en primaire
À 6 ans, l’entrée en CP (cours préparatoire) marque le début de la « grande école ». L’enfant a grandi, mais il peut appréhender ce nouvel environnement. Les parents tiennent souvent à l’accompagner jusqu’à la porte de la classe le jour J. Les besoins d’absence sont généralement plus courts qu’en maternelle : une à deux heures de disponibilité le matin suffisent dans la plupart des cas. Être présent à 8h30 pour accompagner l’enfant, éventuellement assister à la réunion de rentrée ou rencontrer brièvement l’enseignant, puis repartir travailler.
Si aucune facilité n’est prévue, il peut être judicieux de poser une demi-journée de congé ou de s’arranger pour arriver vers 10h au travail. Beaucoup d’employeurs accepteront un simple décalage d’horaire, considérant que l’autonomie de l’enfant à cet âge est un peu plus grande.
Rentrée au collège (6e) ou au lycée
À partir de l’entrée en 6e (vers 11 ans), les enfants gagnent en autonomie et nombre de collégiens ou lycéens effectuent leur rentrée sans leurs parents (trajet en transport, retrouvailles avec les camarades, etc.). Un parent sera souvent moins sollicité à ce stade – il est même possible que l’enfant préfère ne pas être accompagné jusqu’à la grille de l’établissement !
Cependant, chaque enfant est différent. Il n’est pas rare que des parents accompagnent malgré tout un élève de 6e le premier jour, ne serait-ce que pour découvrir le collège, repérer la classe ou assister à une courte réunion d’information. Si la présence du parent paraît nécessaire, une heure en début de matinée peut suffire (d’autant que la rentrée des 6e est souvent organisée à part, ce qui peut faciliter une arrivée tardive au travail). Au lycée, la présence des parents le jour de la rentrée est encore plus rare.
En résumé, plus l’enfant grandit, moins l’employeur s’attendra à une demande d’absence pour la rentrée – ce qui rend la requête d’autant plus exceptionnelle et possiblement acceptable. Quoi qu’il en soit, il est toujours préférable de planifier à l’avance et d’informer l’employeur, même en cas de léger retard, par politesse et professionnalisme.
Absence non autorisée : quels sont les risques ?
Face à l’envie d’être présent pour son enfant, certains salariés pourraient être tentés de s’absenter sans autorisation en se disant que la raison est légitime. Cela est risqué : partir du travail ou ne pas venir le jour de la rentrée sans accord préalable de l’employeur s’apparente à une faute disciplinaire. Juridiquement, une telle absence constitue une absence injustifiée ou un retard injustifié. L’employeur est donc en droit de sanctionner le salarié, car la rentrée scolaire n’est pas un motif légal d’absence.
Quelles sanctions le salarié risque-t-il ? Tout dépend de la tolérance de l’entreprise et des antécédents du salarié, mais cela peut aller du simple avertissement écrit jusqu’au licenciement en cas d’absence prolongée ou de récidive. Dans la plupart des cas, pour une première occurrence, une sanction légère (rappel à l’ordre, blâme) sera la plus probable, mais le risque existe. Par ailleurs, l’employeur est fondé à déduire du salaire les heures non travaillées du fait d’une absence non autorisée. En effet, sans travail effectif ni congé posé, s’applique le principe « pas de travail, pas de salaire ». La Cour de cassation a d’ailleurs confirmé qu’une telle retenue sur salaire est licite dans ce contexte.
Bon à savoir : si un accord collectif ou un usage dans l’entreprise permet l’absence pour la rentrée scolaire, le salarié doit en respecter les conditions (par exemple, prévenir à l’avance, limiter l’absence à la durée autorisée, etc.). Ne pas suivre les modalités fixées pourrait justifier une sanction même si un droit à l’absence existe. Quoi qu’il en soit, toute sanction doit rester proportionnée à la faute commise. Un employeur ne pourrait pas, par exemple, licencier un salarié pour 30 minutes de retard une fois dans l’année sans raison grave. En cas de sanction jugée abusive, le salarié dispose de la possibilité de la contester devant le conseil de prud’hommes.
Anticiper et dialoguer pour une rentrée réussie
En résumé, les salariés parents ne bénéficient pas d’un droit automatique à un congé pour la rentrée scolaire de leurs enfants en 2025. Le Code du travail est muet sur le sujet, et seuls des accords collectifs ou usages spécifiques peuvent accorder quelques heures ou une journée pour ce motif. Pour la grande majorité des salariés du secteur privé, la rentrée scolaire reste donc une affaire à régler directement avec l’employeur. Face à cette situation, la clé réside dans l’anticipation et le dialogue :
- Informer l’employeur à l’avance : indiquer le plus tôt possible son souhait d’accompagner son enfant, plutôt que de s’absenter au dernier moment sans prévenir. Un échange préalable permet de préserver la confiance.
- Vérifier les droits existants : consulter la convention collective, le règlement intérieur ou toute note de service pouvant aborder le sujet. Il est possible qu’une autorisation méconnue existe déjà dans l’entreprise.
- Proposer des solutions d’aménagement : exposer la situation et suggérer une solution compatible avec les besoins du service (pose d’un congé, arrivée décalée avec rattrapage, télétravail le matin, etc.). Cette démarche proactive et responsable est généralement appréciée par l’employeur.
- Coordonner avec l’autre parent : si possible, organiser une alternance au sein du couple (par exemple, l’un prend sa matinée le jour de la rentrée tandis que l’autre le fera à une prochaine occasion). Cette organisation familiale peut réduire la demande faite à chaque employeur.
En appliquant ces principes, un salarié maximisera ses chances de pouvoir être présent le jour de la rentrée scolaire de son enfant tout en respectant ses obligations professionnelles. En somme, aucune absence pour la rentrée n’est un droit acquis, mais avec de la préparation et une bonne communication, la plupart des employeurs se montrent disposés à faire un effort pour que ce moment important se déroule dans de bonnes conditions.
FAQ – Rentrée scolaire et travail
►Un salarié peut-il s’absenter pour la rentrée scolaire ?
Le Code du travail n’accorde aucun droit d’absence spécifique pour accompagner un enfant le jour de la rentrée scolaire. Un salarié ne peut donc pas s’absenter sans l’autorisation préalable de son employeur. En pratique, cela n’est envisageable que si l’employeur l’autorise par tolérance interne, ou si le salarié pose un congé ou un RTT pour cette occasion.
►Existe-t-il un jour de congé pour la rentrée scolaire ?
Non, il n’existe pas de « jour de congé rentrée scolaire » prévu par la loi. Une telle journée n’est accordée que si la convention collective, un accord d’entreprise ou l’employeur le prévoit explicitement. Sinon, le jour de la rentrée reste un jour de travail normal. Toute absence ce jour-là doit donc être couverte par un congé (congé payé, RTT, etc.) ou faire l’objet d’un accord avec l’employeur.
►Est-il conseillé de poser une demi-journée pour la rentrée scolaire ?
Si l’entreprise ne prévoit pas d’absence spécifique, poser une demi-journée de congé (de préférence le matin de la rentrée scolaire) est souvent la meilleure option pour être présent à l’école. Beaucoup de parents choisissent de prendre leur matinée afin d’accompagner leur enfant, puis reprennent le travail l’après-midi. Il est également possible de demander seulement quelques heures d’aménagement plutôt qu’une demi-journée complète, en accord avec l’employeur.
►Que prévoient la loi et les conventions collectives au sujet de la rentrée scolaire ?
La loi ne prévoit rien, donc pas de droit automatique. En revanche, certaines conventions collectives accordent des heures ou une journée d’absence pour le jour de la rentrée scolaire (généralement sous conditions : enfant en dessous d’un certain âge, première rentrée, etc.). Par exemple, la convention de la Coiffure offre 3 heures, celle des Assurances octroie une journée pour les enfants de moins de 7 ans, etc. Il est important de se renseigner sur sa convention collective pour savoir si un tel droit existe.
►Existe-t-il des autorisations d’absence particulières pour la maternelle ou le primaire ?
Le Code du travail n’établit aucune différence selon le niveau scolaire : ni la maternelle, ni le primaire (ni même le collège) ne donnent droit à une absence légale. Cependant, certaines entreprises ou conventions accordent spécifiquement une autorisation d’absence pour la première rentrée en maternelle ou en CP, ces étapes étant considérées comme importantes. Par exemple, une convention collective peut prévoir 1 jour pour la toute première rentrée d’un enfant. Sans disposition particulière, avoir un enfant en maternelle ou en primaire n’ouvre pas de droits supplémentaires par rapport à un enfant plus âgé – tout dépend de la politique de l’employeur.
►Quelles solutions si aucun congé n’est prévu pour la rentrée scolaire ?
Plusieurs options existent : poser un congé payé ou un RTT (si le salarié dispose de jours à prendre), demander à arriver en retard ou partir plus tôt ce jour-là en rattrapant les heures, solliciter une absence exceptionnelle non rémunérée (sans solde), ou bien recourir à une journée de télétravail si cela est possible. L’essentiel est d’en discuter à l’avance avec l’employeur. Le plus souvent, un arrangement est trouvé pour permettre au parent d’être présent à la rentrée scolaire de son enfant.





