L’augmentation de la durée annuelle du travail a fait l’objet de nombreux débats ces dernières semaines.
Initialement prévue dans le cadre du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025, cette mesure visait à allonger la durée annuelle du travail de 1607 heures à 1614 heures par an, notamment en doublant la journée de solidarité. Mais où en est-on aujourd’hui ?
Une volonté initiale d’augmenter la durée annuelle du travail
En fin d’année dernière, le Sénat avait proposé d’étendre la durée annuelle du travail en augmentant la journée de solidarité, qui serait passée de 7 à 14 heures. Cette mesure aurait donc porté la durée annuelle légale de travail de 1607 à 1614 heures, sans augmentation de salaire pour les salariés concernés.
Le gouvernement, bien que prudent sur le sujet, n’avait pas exprimé d’opposition de principe et envisageait une mise en application dès le 1er mars 2025.
Un retournement de situation en faveur des salariés
Cependant, le Premier ministre a récemment mis un coup d’arrêt à cette initiative. Lors d’une interview sur LCI, il a clairement affirmé que “le travail ne doit pas être gratuit”, faisant ainsi référence au fait qu’une augmentation de la durée annuelle du travail sans compensation salariale ne serait pas acceptable.
L’Assemblée nationale, qui doit examiner le texte dans les prochains jours, devrait logiquement supprimer cette mesure. De nombreux groupes parlementaires ont déposé des amendements en ce sens, confirmant une large opposition à cette modification.
Pourquoi cette augmentation de la durée annuelle du travail posait problème ?
L’augmentation de la durée annuelle du travail aurait eu plusieurs conséquences :
- Une augmentation du temps de travail sans contrepartie salariale, ce qui aurait été perçu comme une baisse relative du salaire horaire.
- Un impact sur l’équilibre travail-vie personnelle, sujet de plus en plus sensible dans le monde professionnel.
Vers une stabilisation de la durée annuelle du travail
À moins d’un retournement de situation imprévu, il est donc peu probable que la durée annuelle du travail soit modifiée. La journée de solidarité ne devrait pas être doublée et le plafond actuel de 1607 heures par an restera en vigueur pour les salariés.
Du point de vue des gestionnaires de paie : aucun changement
Pour les gestionnaires de paie, cette décision ne modifie rien en pratique. Le seuil des 1607 heures demeure la référence légale pour le calcul du temps de travail annuel. Les bulletins de paie, les charges sociales et la gestion des heures supplémentaires restent donc inchangés. Il n’y aura aucune modification des grilles salariales ni des obligations légales en matière de durée du travail. Ainsi, les entreprises et services RH peuvent continuer à appliquer les mêmes règles qu’auparavant sans adaptation spécifique.





