Lorsqu’il s’agit de rémunération, le sujet des cotisations sociales reste l’une des principales préoccupations pour les employeurs comme pour les salariés.
Dans l’objectif de financer la protection sociale, les cotisations sociales permettent de garantir un système solidaire et protecteur. On fait le point sur les différents taux de cotisations en 2025.
Les fondements des cotisations sociales
Avant d’entrer dans le détail des taux, revenons sur ce qui se cache derrière le terme « cotisations sociales ». On parle de cotisations patronales lorsqu’elles sont dues par l’employeur, et de cotisations salariales lorsqu’elles sont prélevées sur le bulletin de salaire du salarié.
À quoi servent-elles ?
Les cotisations et contributions sociales ont plusieurs objectifs :
- Financer l’Assurance maladie (couvrir les soins de santé, la maternité, l’invalidité ou encore le décès)
- Financer l’Assurance vieillesse (constituer des droits à la retraite)
- Financer les allocations familiales
- Contribuer à l’assurance chômage (indemniser les salariés qui perdent leur emploi, dans la limite d’un certain plafond)
Chaque mois, employeur et salarié versent donc une part de leurs revenus à ces organismes, contribuant ainsi à la solidarité nationale.
Les taux de cotisations 2025
| Type de contributions | Taux pour les employeurs | Taux pour les salariés |
| Maladie, maternité, invalidité, décès | 7 % (taux réduit) ou 13 % (taux plein) | – |
| Allocations familiales | 3,45 % (taux réduit) ou 5,25 % (taux plein) | – |
| Contribution Solidarité Autonomie (CSA) | 0,30 % | – |
| Assurance vieillesse | 1,62 % sur la totalité, 1,65 % dans la limite du plafond | 0,40 % sur la totalité, 6,90 % dans la limite du plafond |
| Contribution assurance chômage | 4,05 % (dans la limite de 188 400 € en 2025) | – |
| Cotisation AGS | 0,25 % (0,03 % pour les entreprises de travail temporaire) | – |
| FNAL | 0,10 % (effectif < 50) ou 0,50 % (effectif ≥ 50) | – |
| Contribution au dialogue social | 0,016 % | – |
| Formation professionnelle & taxe d’apprentissage | 0,55 % (–11 salariés) ou 1 % (≥11 salariés) | – |
| Contribution CPF-CDD | 1 % | – |
| Taxe d’apprentissage | 0,59 % (part principale) + 0,09 % (solde)
0,44 % en Alsace-Moselle (sans solde) |
– |
| Accident du travail | Taux notifié par la Carsat | – |
| Versement mobilité (entreprises ≥ 11 salariés) | Variable selon la zone | – |
| CSG imposable | – | 2,40 % sur 98,25 % du salaire brut |
| CSG non imposable | – | 6,80 % sur 98,25 % du salaire brut |
| CRDS | – | 0,50 % sur 98,25 % du salaire brut |
| Cotisation maladie supplémentaire (Alsace-Moselle) | – | 1,30 % |
Comprendre les différences entre taux réduit et taux plein
Certains taux de cotisations, comme ceux de l’assurance maladie ou des allocations familiales, varient selon que l’employeur peut bénéficier ou non d’un taux réduit. Le taux réduit s’applique souvent dans des cas spécifiques, notamment pour les salaires inférieurs à un certain seuil, tandis que le taux plein s’applique de manière générale.
L’impact du plafond de la Sécurité sociale sur les cotisations
Certaines cotisations telles que l’assurance chômage sont calculées dans la limite d’un plafond annuel. Pour 2025, ce plafond est fixé à 188 400 €, soit 4 fois le plafond annuel de la Sécurité Sociale.





